Incontinence anale

L’incontinence anale est définie par la perte involontaire de gaz ou de selles. Elle a d’importantes conséquences psychologiques et sociales.

En raison de la complexité du système régulant la défécation, les causes de l’incontinence anale sont multiples : une atteinte de la qualité des selles (par exemple des diarrhées ou alors une constipation sévère), un trouble de la capacité rectale (suite à une radiothérapie ou en cas de maladie inflammatoire chronique de l’intestin par exemple) ou une atteinte anatomique ou fonctionnelle de l’appareil sphinctérien (par exemple traumatisme obstétrical après accouchement difficile, chirurgie, trouble neurologique).

Le diagnostic d’incontinence anale repose principalement sur l’anamnèse et l’examen clinique complet (proctologique, neurologique et gynécologique). Une manométriemesure en temps réel de la pression dans un organe à l’aide d’une sonde permet de mesurer les pressions anales. Une échographie endo-anale sert à vérifier l’intégrité anatomique de l’appareil sphinctérien.

INFO +  L’échoendoscopie rectale (ultrasons internes par l’anus)

Le traitement de l’incontinence anale dépend de sa cause

Le traitement dépend de la cause de l’incontinence analeperte involontaire de gaz ou de selles. Il peut notamment consister en la prise de médicaments  régulant le transit, la physiothérapie périnéale pour tonifier le périnée, ou la reconstruction de l’appareil sphinctérien (sphinctéroplastie). En cas de lésion identifiée ou de déficit neurologique, il est possible de recourir à une neurostimulation sacrée qui consiste à  implanter un dispositif de stimulation de l’appareil sphinctérien. Parfois, en cas d’incontinence non traitable et pour des raisons de confort, une stomie abouchement chirurgical d’un segment du tube digestif à la peau en dehors de son emplacement naturel
INFO + Stomie
définitive peut s’avérer nécessaire.

Dernière mise à jour : 14/08/2020