Chirurgie colorectale : Les complications possibles

Malgré toutes les précautions prises par votre chirurgien, des complications bien que rares peuvent survenir.

Une cicatrisation insuffisante

Une cicatrisation insuffisante au niveau de l’anastomose survient entre 3-5 % des cas et jusqu’à 12% pour la chirurgie du rectum. Elle peut favoriser la formation d’un abcès, voire une péritonite du fait de nombreux germes contenus dans le tube digestif. Un drainage, une nouvelle intervention ou la confection d’un anus artificiel temporaire (iléostomie ou colostomie) peuvent être envisagés, prolongeant dès lors la durée de votre hospitalisation.

La conversion

Il s’agit du passage d’un geste prévu en laparoscopie à une chirurgie abdominale ouverte en cours d’intervention. Elle est effectuée dans votre intérêt et afin de garantir votre sécurité.

Les troubles fonctionnels

Deux types de troubles fonctionnels peuvent apparaître.

Trouble de la défécation : le transit peut être perturbé (épisodes de diarrhée, de constipation, crampes…) après une intervention sur le gros intestin ou sur le rectum. En règle générale, le transit redevient régulier en quelques semaines.

En cas de chirurgie du rectum, des problèmes de défécation peuvent perdurer et nécessiter de la physiothérapie (assouplissement du périnée, biofeedback par exemple).

Troubles du système uro-génital : en raison de la proximité du rectum et des structures nerveuses de la vessie et de la sphère génitale, des troubles peuvent survenir en cas de chirurgie rectale (incontinence, troubles de l’érection, orgasme sans éjaculation (éjaculation rétrograde), diminution de la sensibilité de la vessie). Des traitements existent afin d’aider à traiter ces troubles fonctionnels.

Une infection

Malgré les précautions d’asepsie et l’administration d’antibiotiques, une infection au niveau de la cicatrice peut survenir. Elle est traitée par des soins locaux (pansements) jusqu’à la cicatrisation complète. Par ailleurs, une infection peut également toucher les voies urinaires ou respiratoires.

Des saignements

Ils peuvent survenir dans les jours qui suivent l’intervention (voire pendant), soit plus tard et peuvent nécessiter une réintervention ou une transfusion. Il y a plus de risque pour les patients sous anticoagulants ou sous antiagrégant (Aspirine, Plavix).

Des lésions des organes voisins

L’intestin, la rate, le foie et les voies urinaires peuvent être blessés accidentellement lors de l’intervention en raison de leur proximité de la zone à opérer. Ces lésions, très rares, sont en règle générale détectées par le chirurgien et réparées immédiatement. Elles n’entraînent en principe aucune séquelle, mais peuvent prolonger l’hospitalisation.

Une phlébite, voire une embolie pulmonaire

Elles sont heureusement rares grâce au traitement anticoagulant préventif systématique et l’utilisation de contentions veineuses (bas de contention).

Une occlusion intestinale

Suite à toute intervention abdominale, l’intestin peut se tordre ou se coller à d’autres tissus (adhérence) gênant ainsi la progression des aliments puis des selles dans le tube digestif. Le plus souvent, l’origine de cette mauvaise progression se corrige spontanément (iléus paralytique). Une sonde nasogastrique peut être posée afin de décomprimer l’estomac.

Dernière mise à jour : 14/08/2020