La fièvre ou pyrexie ou état fébrile (EF) est une réponse à différents stimuli infectieux ou non infectieux. Il fait partie intégrante de la réponse immune contre les pathogènes, mais il est généralement considéré comme délétère et source d’inconfort, d’où l’usage fréquent d’antipyrétiques. Très peu de données cliniques encouragent cette pratique, au contraire elles plaident pour les bénéfices de l’EF, à savoir une réponse immune améliorée, innée et adaptative, avec une croissance des pathogènes inhibée.
Certains auteurs recommandent donc le traitement de l’EF uniquement dans des situations particulières, comme une atteinte neurologique ou cardiopulmonaire ou lors d’un EF d’origine non infectieuse. Les données disponibles soulignent que le traitement systématique de l’EF n’améliore pas l’évolution de la maladie, sans toutefois l’aggraver non plus, et plaident pour ne traiter que les EF mal tolérés.
Les mesures non pharmacologiques (apports hydriques, bains, compresses, couvertures, température de la pièce, etc…) ne sont également pas recommandées, aucune étude clinique n’apportant de preuves solides. En revanche des études recommandent fortement de ne pas utiliser les poches à glace ou autres méthodes de refroidissement, ces dernières pouvant être néfastes en augmentant les besoins métaboliques, les frissons et l’inconfort du ou de la patiente.