Maladies vulvaires

Le Service de gynécologie des HUG bénéficie d'une grande expérience dans la prévention, l’évaluation, le diagnostic et la prise en charge des pathologies de la vulve (ou vulvaires).

Les maladies vulvaires désignent les troubles et les douleurs touchant la vulve et le clitoris, c’est-à-dire les organes génitaux externes de la femme ou des personnes avec vulve. Entre 10 et 30 % des femmes en souffrent au moins une fois dans leur vie.

Souvent, ces maladies sont mal diagnostiquées en raison du tabou qui les entoure : les personnes touchées n’osent pas en parler, car elles concernent la sphère intime. Leur diagnostic et prise en charge sont complexes, mais essentiels, car ces affections peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la qualité de vie, la santé mentale et sexuelle. 

Pathologies vulvaires : une consultation à votre écoute

Une consultation spécialisée et multidisciplinaire, composée de médecins, de soignantes et de soignants, offre une prise en charge globale et individualisée des maladies vulvaires. Elle s’adresse aux personnes qui souffrent de douleurs ou de gênes chroniques, c’est-à-dire persistantes, telles que douleurs vulvaires, mycoses et infections fréquentes et douleurs sexuelles.

  • Quelles sont les principales maladies ?
  • Quand faut-il consulter ?
  • Comment se déroule la consultation ?
  • Soins et prestations
  • Quelle prévention?
  • Prendre rendez-vous

Quelles sont les principales pathologies ?

Situées dans une zone abritant l’appareil génital, urinaire et digestif, les affections de la vulve sont au carrefour de plusieurs spécialités médicales, notamment la gynécologie et la dermatologie :

  • Dermatoses vulvaires :  affections touchant la peau de la vulve comme le lichen, l'herpès, l'eczéma, le psoriasis, etc.
  • Lésions bénignes : maladie de Crohn cutanée, syndrome génito-urinaire de la ménopause, ulcères vulvaires, kystes épidermiques, mulleriens (de tissus embryonnaires) ou des glandes vestibulaires et paraurétrales (situées à côté de l’urètre, canal par lequel s’écoule l’urine), etc.
  • Douleurs vulvaires: suite à un traumatisme (y compris après déchirure à l’accouchement) ou chirurgie génitale (y compris en lien avec une maladie cancéreuse), vulvodynie (douleur sans cause apparente ) et autres syndromes douloureux de la vulve, vaginisme (contraction involontaire qui rend toute pénétration impossible), douleurs en lien avec les rapports sexuels.
  • Pathologies du clitoris : kystes ou masses clitoridiennes, altérations de la sensibilité du clitoris, syndrome d’excitation génitale persistante, douleurs.

Les causes de ces troubles sont multiples et parfois mal identifiées. Certaines pistes sont évoquées : hypersensibilité nerveuse, hypertonie musculaire, inflammation, traumatismes locaux, mutilations génitales (excision, infibulation, circoncision), facteurs hormonaux, produits d’hygiène intime non adaptés, suites d’accouchement, cicatrices post-chirurgicales.

Quand faut-il consulter ?

Les maladies vulvaires non diagnostiquées peuvent entraîner des complications, avoir des répercussions psychologiques et perturber la vie intime.

C’est pourquoi il est important de consulter un ou une professionnelle de santé (médecin traitant, gynécologue…) en cas d’apparition des symptômes suivants :

  • sensations de brûlure, démangeaisons ou douleurs persistantes
  • sécheresse importante
  • rougeurs, inflammations, sensations de tiraillement ou d’irritation
  • pertes inhabituelles
  • gênes lors des rapports sexuels ou en urinant.

Comment se déroule la consultation ?

Une médecin gynécologue et une infirmière ou une sage-femme débutent la consultation en abordant avec la personne les symptômes ainsi que les antécédents médicaux. Un examen clinique spécialisé et adapté, tenant compte des douleurs ressenties, est ensuite effectué.

Au cours de la consultation, les différentes options diagnostiques et thérapeutiques sont discutées avec la personne. Si nécessaire, des examens complémentaires (prélèvement, analyse d’urine, biopsie, imagerie…) sont prescrits.

Des consultations avec d’autres spécialistes peuvent être proposées (dermatologie, sexologie, psychiatrie, physiothérapie, endocrinologie, algologie, gastroentérologie, proctologie, médecine de la ménopause, médecine de la violence). Cette collaboration entre experts et expertes garantit une prise en charge globale et multidisciplinaire.

Soins et prestations

  • Prise en charge individualisée (médicaments, antalgiques, crèmes locales anesthésiantes, chirurgie, rééducation périnéale, etc.)
  • Examens d’imagerie indiqués, y compris échographie Doppler du clitoris
  • Consultation conjointe dermato-gynécologie selon les dermatoses vulvaires
  • Approche psychosexuelle et informée du trauma

En tant que structure universitaire, la consultation spécialisée des pathologies de la vulve participe à la formation médicale et à la recherche clinique. Avec l’accord de la personne prise en charge, un ou une étudiante en médecine ou un ou une médecin en formation peut assister à la consultation.

La Maternité des HUG est le premier centre en Suisse à pratiquer l’échographie Doppler du clitoris et à être reconnue comme centre de formation pour cette technique. L'échographie du clitoris joue un rôle essentiel dans la prise en charge globale des personnes présentant une mutilation génitale féminine (MGF) et d'autres affections génitales telles que des masses tumorales, bénignes ou malignes. 

Quelle prévention ?

Pour prévenir et éviter les irritations et autres infections vulvaires, il est conseillé de :

  • éviter de porter des sous-vêtements trop serrés et privilégier le coton qui permet aux muqueuses de respirer
  • utiliser seulement de l’eau pour votre toilette intime et, que si vous le souhaitez un savon doux, sans parfum et au pH neutre 
  • utiliser les mains pour se laver plutôt qu’un gant
  • éviter de se savonner l’intérieur du vagin ou de pratiquer des douches vaginales qui modifient la flore vaginale.
  • se sécher soigneusement après la toilette et éviter d’utiliser du parfum, des protections hygiéniques ou du déodorant dans la région génitale.

En cas de symptômes ou de suspicion d’infection, il est recommandé de consulter un ou une professionnelle de santé. Des soins ou médicaments non adaptés peuvent les aggraver.

Prise de rendez-vous

Les personnes concernées ou les médecins privés peuvent prendre directement rendez-vous auprès de la consultation. Les délais varient selon les périodes. En l’absence d’urgence, ils peuvent être longs, en raison d’une forte demande.

En cas de symptômes ou de préoccupations urgentes, il est conseillé de contacter son ou sa médecin traitante ou son ou sa gynécologue en attendant un rendez-vous à la consultation.

Contact

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Pre Jasmine Abdulcadir
Médecin adjointe et responsable de l’unité des urgences gynéco-obstétricales
Consulter le biosketch de la Pre Jasmine Abdulcadir
 

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Pour prendre rendez-vous
Pascale Théodet
Tél +41 (0)22 372 09 54
pascale.theodet@hug.ch

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Dernière mise à jour : 09/06/2026