Infirmière de liaison

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Leslie Ayanian

Les infirmiers et infirmières de liaison assurent le lien entre l’hôpital et les organisations de soins et maintien à domicile du canton. Pleinement déployé depuis le 1er mars 2026 dans l’ensemble de l’hôpital, ce projet est le fruit d’un partenariat entre les HUG, l’IMAD et l’Office cantonal de la santé.   

Quitter l’hôpital pour rentrer chez soi n’est pas toujours synonyme de guérison complète. Parfois, des soins restent nécessaires à domicile après une hospitalisation. De nombreuses questions se posent alors, surtout pour une première fois : vers quelle structure se tourner, comment organiser la continuité de sa prise en charge ou, tout simplement, à qui s’adresser ? Pour mieux répondre aux besoins des patientes et patients, le métier d’infirmier et infirmière IMAD évolue. Désormais connus en tant qu’infirmier ou infirmière de liaison (IDL), ces personnes assurent directement le lien entre les HUG, quel que soit le lieu de la prise en charge, et l’ensemble des 27 organisations de soins et maintien à domicile (OSAD) reconnues par l’Office cantonal de la santé (OCS). Coup de projecteur sur les nouveaux contours de cette fonction.   

Collaboration constante

Sur le terrain, les IDL agissent dans trois situations : la plupart du temps lors de l’hospitalisation d’une personne, mais aussi après un traitement ambulatoire ou après une consultation. « Nous intervenons uniquement lorsque des soins, comme la prise d’un médicament ou des traitements, sont prescrits à domicile après le passage à l’hôpital », explique Leslie Ayanian, infirmière de liaison en neurologie et médecine interne. Quand un tel suivi est nécessaire, les IDL évaluent la situation en échangeant avec l’équipe médico-soignante et en s’entretenant avec la ou le patient. « Il s’agit de comprendre le contexte global, tant d’un point de vue médical que du cadre de vie. L’objectif est de déterminer quels soins à domicile peuvent être réalisés et à quelles conditions », complète-t-elle.

Une fois le besoin identifié et les soins prescrits par les médecins, les IDL prennent contact avec l’OSAD concernée pour assurer le suivi. « Nous assumons uniquement un rôle de coordination afin d’améliorer le confort des patientes et patients en leur permettant d’échanger avec une seule personne. Nous leur présentons les prestations des différentes structures et leur apportons des conseils, mais le choix leur revient », souligne Leslie Ayanian. Par leur présence sur le terrain, les IDL libèrent également du temps au personnel médico-soignant pour qu’il se recentre sur son cœur de métier. « En tant qu’expertes et experts du réseau de ville, nous pouvons aussi rapidement renseigner les équipes médico-soignantes sur toutes les solutions de maintien à domicile et leurs critères », complète-t-elle.

Une polyvalence au quotidien

Exercée aujourd’hui par une cinquantaine de personnes, la fonction d’IDL présente une spécificité : elle dépend de l’IMAD, qui assume la chefferie du projet, mais se déploie aux HUG avec, tout de même, un regard tourné vers la ville. À la croisée de l’hôpital et des structures de soins du canton, elle incarne une vision intégrée des soins. « C’est un métier passionnant au service des patientes et patients. Il nécessite une bonne capacité d’adaptation, beaucoup de curiosité et permet surtout d’apprendre tous les jours grâce aux échanges interdisciplinaires avec les autres professionnels et professionnelles de la santé », conclut Leslie Ayanian. 

Publié le 18 mars 2026 | Auteur: Nikita Kavoun
Crédit photo: Julien Gregorio

Dernière mise à jour : 31/03/2026