Biologiste responsable de laboratoire

Image
Image
Vincent Braunersreuther

La ou le biologiste responsable de laboratoire supervise les analyses réalisées sur les prélèvements, essentielles à l’établissement des diagnostics médicaux. Elle ou il en garantit la fiabilité, tout en encadrant les responsables techniques ainsi que les techniciens et techniciennes de laboratoire, en étroite collaboration avec les équipes médicales. Loin d’être hors sol, ces activités s’inscrivent pleinement dans les parcours de soins.

Médecine de laboratoire, pathologie clinique, génétique, thérapies cellulaires et transplantation ou encore médecine nucléaire et imagerie moléculaire : ces domaines du Département diagnostique (DDIAG) regroupent, au sein de cinq services médicaux, une trentaine de laboratoires médicaux situés principalement dans le Bâtiment des laboratoires (BATLab) et au Centre médical universitaire (CMU). À leur tête, une ou un biologiste responsable de laboratoire voire un ou une médecin, dont l’objectif majeur est de garantir des résultats d’analyses fiables dans les meilleurs délais ou des produits thérapeutiques assurant une sécurité optimale.  

« Nos responsabilités sont multiples : valider des diagnostics non médicalisés, gérer les ressources, assurer le recrutement des techniciens et techniciennes en analyses biomédicales (TAB) et organiser leur travail. Il s’agit aussi d’encadrer et former les équipes, participer au budget, veiller à la qualité des prestations, assurer une veille technologique et participer au développement et à l’innovation du laboratoire, tout en respectant la réglementation, les normes, directives et procédures des HUG et du DDIAG », résume Vincent Braunersreuther, biologiste responsable du laboratoire de pathologie tissulaire et cellulaire et responsable des soins pour le DDIAG. Une activité réalisée en partenariat étroit avec les médecins du département, dans un esprit multidisciplinaire, afin de répondre au mieux aux besoins des patients et patientes.

Au cœur de la chaîne de soins

Même si l’activité des laboratoires reste parfois dans l’ombre, elle demeure essentielle dans la chaîne de soins. « Nous réalisons une grande diversité d’analyses, parfois hautement spécialisées et sujettes à des innovations constantes. En répondant aux besoins diagnostiques des médecins, elles sont un des maillons indispensables du parcours de soins. Il est donc essentiel de décloisonner les pratiques afin d’établir et de maintenir un lien fort entre laboratoires et corps médical. Cette proximité nous rappelle également notre mission dans une discipline de plus en plus automatisée », souligne-t-il. À titre d’exemple, il évoque le colloque mensuel où une ou un médecin interne présente un sujet et des cas cliniques aux TAB de son service : « Cela replace notre activité dans le parcours global du patient et de la patiente. C’est aussi une occasion pour les TAB de toujours garder à l’esprit le sens de leurs activités qui sont indispensables aux diagnostics et aux traitements. »

Qualités relationnelles et leadership

Au-delà des connaissances techniques et de l’expertise scientifique, la ou le biologiste responsable de laboratoire doit faire preuve de solides compétences relationnelles. L’encadrement du personnel y occupe d’ailleurs une place centrale. « Nous veillons à la formation continue afin de maintenir et développer les compétences dans un secteur en constante mutation. Il est également essentiel de fédérer les équipes en s’appuyant sur les valeurs relationnelles institutionnelles afin de les soutenir et leur garantir un environnement de travail serein », ajoute-t-il. Aux HUG, la taille et l’organisation des laboratoires varient considérablement. Pour sa part, son équipe se compose de 39 collaboratrices et collaborateurs, répartis entre différentes activités telles que la macroscopie, l’histologie, l’immunohistochimie, la cytologie et la microscopie électronique.

J’apprécie les sciences, le travail en laboratoire et la diversité des tâches, où les compétences techniques se mêlent à la gestion humaine.

Auteur Image
Image
Vincent Braunersreuther
Vincent Braunersreuther
Biologiste responsable du laboratoire de pathologie tissulaire et cellulaire

Une expertise scientifique en constante évolution

La rigueur, dont font preuve les responsables, s’appuie sur une solide formation. Comme lui, la plupart d’entre eux possèdent un master scientifique, complété par un doctorat. Certains, selon les secteurs spécifiques de leur activité, peuvent se spécialiser via une certification FAMH. La formation accompagnera le responsable de laboratoire tout au long de sa carrière afin de maintenir ses compétences en phase avec l’évolution de la discipline, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle et des outils d’aide à l’interprétation des résultats. La participation à des projets de recherche et les activités d’enseignement (faculté de médecine, écoles de laboratoire, formation interne) complètent ses missions. Et de conclure : « J’apprécie les sciences, le travail en laboratoire et la diversité des tâches, où les compétences techniques se mêlent à la gestion humaine. »

Collaboration et polyvalence

Le métier de responsable de laboratoire implique également de collaborer avec une grande diversité de collègues issus des directions, comme la DO ou la DTN-IA, des services médicaux et des services de support du DEX. Une polyvalence qui conjugue leadership, sens de l’organisation, responsabilités et rigueur scientifique. « L’objectif est toujours le même : assurer des processus robustes afin de garantir des résultats d’analyse fiables dans les meilleurs délais et en toute situation », souligne Vincent Braunersreuther. Avec près de 1,7 million d’échantillons biologiques humains et 18 millions d’analyses par an, c’est un enjeu majeur pour un hôpital universitaire comme les HUG.

Dernière mise à jour : 13/04/2026