Informations générales sur la vaccination contre le Covid-19

Pourquoi se faire vacciner ?

L’objectif premier d’une vaccination contre le COVID-19 est de protéger toute la population et particulièrement les personnes vulnérables afin de réduire les cas graves et les décès. Le deuxième but est de réduire la charge pesant sur les hôpitaux et les établissements médico-sociaux pour maintenir le bon fonctionnement du système de santé. Enfin, le troisième objectif est de lutter contre les répercussions négatives de la pandémie et d’endiguer la propagation du virus.

Il appartient à chacun de choisir les risques auxquels il s'expose. Si le COVID-19 est bénin chez la plupart des jeunes en bonne santé, il peut parfois être grave, long, ou laisser des séquelles (perte du goût et/ou de l'odorat) même chez ceux qui ne font pas partie des populations à risque. Les vaccins à ARN messager réduisent drastiquement la transmission du virus. Dès lors, celles et ceux qui vivent ou côtoient des personnes vulnérables peuvent donc être motivés à se faire vacciner afin de les protéger.

La vaccination n’est, bien sûr, pas obligatoire. Mais elle vous est conseillée par l’Office fédéral de la santé publique, par la Commission fédérale pour les vaccinations, par le médecin cantonal et par les sociétés suisses de spécialistes. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin : il ou elle saura vous conseiller.

Ces vaccins sont-ils efficaces ?

Les personnes vaccinées ont bien moins de risque d’être infectées par le SARS-Cov-2 et de le transmettre. Cette protection diminue toutefois avec le temps. Les trois vaccins homologués en Suisse ont une efficacité initiale de 85-90% contre une infection par le variant Delta. Cette protection décline après six mois à environ 60% pour le vaccin de Moderna, à 45% pour le produit de BioNTech/Pfizer et à 20% pour celui de Johnson & Johnson. L’efficacité vaccinale contre Omicron est estimée à 20-40% quatre mois après la deuxième dose d’un vaccin à ARN messager.

Concernant la dose de rappel (booster), elle agit à la fois sur la transmission et la sévérité de la maladie. Elle restaure une protection de plus de 90% contre l’infection face au variant Delta et, selon les premières estimations, à environ 75% face au variant Omicron, au moins pendant les semaines suivant la dose de booster.

La durée de la protection conférée par le booster n’est pour l’heure pas connue.

Quels sont les effets secondaires des vaccins  ?

Sur le court terme, les effets constatés sont ceux des vaccins traditionnels : l’injection peut se traduire par une réaction locale comme des rougeurs, une douleur au point d'injection ou par une réaction systémique comme de la fièvre, de la fatigue ou des maux de tête. Ces symptômes sont dus à la réponse de notre système immunitaire qui, pour apprendre à contrôler le virus et l’éliminer, doit d’abord produire des facteurs inflammatoires. Ils disparaissent en 1-3 jours, répondent bien au paracétamol et ne nécessitent pas de prise en charge médicale. Concernant les maladies auto-immunes, il n’y a eu aucun signal pendant les études, mais ces maladies sont rares et peuvent apparaître jusqu’à trois mois après la vaccination.

Avec le vaccin de Johnson & Johnson, il existe un faible risque d’apparition de thrombose (huit personnes sur un million chez les moins de 50 ans et une personne sur 100 millions chez les plus de 50 ans).

La sécurité des vaccins continue à être étroitement surveillée pour s'assurer que d’éventuels effets indésirables rares et tardifs soient identifiés après la commercialisation des vaccins.

La vaccination contre le Covid-19 empêche-t-elle une hospitalisation ?

Selon l’Office fédéral de la santé publique , le nombre des hospitalisations et des décès déclarés pour les personnes vaccinées demeure nettement moins élevé proportionnellement que pour les personnes non vaccinées. Plus d'infos sur la situation en Suisse.

Les personnes vaccinées peuvent-elles transmettre le virus ?

Les vaccins à ARN messager ont un effet limité sur la transmission du virus. C'est pourquoi, les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique (hygiène des mains, distanciation physique, port du masque) restent d'actualité, même pour les personnes vaccinées.

Doit-on faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non. Les études ont aussi inclus des volontaires qui étaient au début d’une infection (sans le savoir), et il n’y a eu aucun problème (COVID-19 bénin). Il ne faut donc ni PCR ni sérologie, ni avant ni après le vaccin.

Qui prend en charge les coûts de la vaccination ?

La vaccination contre le COVID-19 est gratuite pour la population. La Confédération, les cantons et l’Assurance obligatoire des soins assumeront les coûts du vaccin, de son administration et du matériel nécessaire. La vaccination n’est soumise ni à la franchise ni à la quote-part.

Quand la vaccination a-t-elle débuté à Genève ?

Les premières vaccinations ont eu lieu le 28 décembre 2020 après l’autorisation par Swissmedic d’un premier vaccin développé par le groupe pharmaceutique Pfizer/BioNTech. Dès janvier 2021, elles se sont intensifiées avec l’arrivée de davantage de doses de vaccin et l’autorisation par l’Institut suisse des produits thérapeutiques d’un deuxième vaccin, celui de Moderna.

Puis-je me faire vacciner si je suis enceinte ?

Sur la base des données de recherche récentes, la vaccination contre le COVID-19 avec un vaccin à ARNm est recommandée à toutes les femmes enceintes présentant une maladie chronique ou qui sont exposées à un plus grand risque d’infection, comme par exemple le personnel de santé. De même, toutes les femmes enceintes qui le souhaitent peuvent aussi se faire vacciner car l’infection par le SARS-Cov2 est plus sévère chez les femmes enceintes par rapport aux femmes non enceintes et aussi associée à des complications comme l’accouchement prématuré ou par césarienne. 

La vaccination protège la femme enceinte du risque de se faire infecter et d’avoir une évolution sévère du Covid-19. De plus, les anticorps produits par la maman durant la grossesse passent le placenta et peuvent octroyer à la naissance une certaine protection au nourrisson.

Existe-t-il des contre-indications à la vaccination contre le coronavirus ?

Un antécédent de réaction allergique grave à un vaccin ou à un médicament peuvent être une contre-indication à la vaccination. Si vous souffrez d’une maladie aiguë (fièvre, etc.), il est conseillé́ de repousser la vaccination. Si vous avez eu une infection COVID-19 récemment, vous pouvez attendre trois mois pour vous faire vacciner (immunité acquise par l’infection), même si la vaccination est possible dès la fin des symptômes aigus. Une sérologie n’est pas utile avant la vaccination.

Les maladies chroniques ou la prise de médicaments ne constituent pas des contre-indications à la vaccination. En cas d’affections du système immunitaire ou de traitement immunosuppresseur, la protection offerte par ce vaccin pourrait être diminuée.

Faut-il se faire vacciner si on a déjà eu le COVID-19 ?

Ce n’est pas nécessaire pendant les trois mois qui suivent l’infection, parce que l’immunité induite par la maladie protège d’une réinfection, mais cette immunité diminue ensuite et des réinfections sont possibles. Il est donc proposé d’attendre trois mois après un COVID-19 connu, afin de laisser les vaccins à ceux qui ne sont pas encore du tout immunisés.

Dois-je me faire tester si je suis complètement vacciné et ai des symptômes du COVID-19 ?

Même si vous êtes complètement vacciné, nous vous recommandons de passer un test PCR ou un test rapide antigénique si vous présenter les symptômes  du coronavirus. Cela est nécessaire, car une vaccination ne garantit pas une protection absolue et une infection est possible. Cependant, la vaccination contre le COVID-19 protège très bien contre les formes graves de la maladie.

Puis-je recevoir en même temps les vaccins contre le Covid-19 et la grippe ?

Il n’y a pas de contre-indication à se faire vacciner contre le Covid-19 et contre la grippe. Il n’y a pas non plus de délais à observer entre les deux vaccins.

La vaccination a-t-elle une influence sur le cycle menstruel ?

Oui selon une étude récente. Juste après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19, le cycle menstruel est rallongé de moins d’une journée en moyenne. Cet effet non grave apparaît comme temporaire. Dans les cycles suivants, un retour à la normale est en effet observé. La durée des règles elles-mêmes n’est pas influencée.

Cette étude permet de rassurer les femmes ayant constaté des changements dans leur cycle après une injection de vaccin. Toute variation de durée inférieure à huit jours est classé comme normal par la Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique. 

L’étude a été menée aux États-Unis sur près de 4000 femmes et publiée le 5 janvier 2022 dans la revue américaine spécialisée Obstetrics & Gynecology.

Comment se faire vacciner ?

La campagne de vaccination est organisée par le canton de Genève, selon les directives de l’OFSP.

L’inscription pour la vaccination se fait en ligne sur le site du canton.

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Dernière mise à jour : 10/10/2022