Vaccination contre le Covid-19

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Pourquoi se faire vacciner ?

L’objectif premier d’une vaccination contre le COVID-19 est de protéger toute la population et particulièrement les personnes vulnérables afin de réduire les cas graves et les décès. Le deuxième but est de réduire la charge pesant sur les hôpitaux et les établissements médico-sociaux pour maintenir le bon fonctionnement du système de santé. Enfin, le troisième objectif est de lutter contre les répercussions négatives de la pandémie et d’endiguer la propagation du virus.

Il appartient à chacun de choisir les risques auxquels il s'expose. Si le COVID-19 est bénin chez la plupart des jeunes en bonne santé, il peut parfois être grave, long, ou laisser des séquelles (perte du goût et/ou de l'odorat) même chez ceux qui ne font pas partie des populations à risque. Les vaccins à ARN messager réduisent drastiquement la transmission du virus. Dès lors, celles et ceux qui vivent ou côtoient des personnes vulnérables peuvent donc être motivés à se faire vacciner afin de les protéger.

La vaccination n’est, bien sûr, pas obligatoire. Mais elle vous est conseillée par l’Office fédéral de la santé publique, par la Commission fédérale pour les vaccinations, par le médecin cantonal et par les sociétés suisses de spécialistes. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter votre médecin : il ou elle saura vous conseiller.

Les personnes vaccinées peuvent-elles transmettre le virus ?

Les vaccins à ARN messager réduisent drastiquement la transmission du virus. Les rares personnes vaccinées qui s’infectent ont une charge virale plus faible et qui dure moins longtemps, elles transmettent donc beaucoup moins que ne le font les personnes non vaccinées. Néanmoins, les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique (hygiène des mains, distanciation physique, port du masque) restent recommandées, même pour les personnes vaccinées.

La vaccination contre le Covid-19 empêche-t-elle une hospitalisation ?

Oui. La grande majorité des patients hospitalisés actuellement (septembre 2021), en Suisse et aussi dans les autres pays, n’ont pas été vaccinés. Ce sont des jeunes, même sportifs, entre 30 et 55 ans. Les rares personnes vaccinées qui sont hospitalisées ont très souvent d’autres maladies ou un traitement immunosuppresseur. Ces raisons expliquent pourquoi elles ont moins bien répondu à la vaccination. En définitive, pour éviter une forme grave de la maladie conduisant à une hospitalisation, il faut se faire vacciner.

Quels vaccins sont autorisés en Suisse contre le COVID-19 ?

En Suisse, les vaccins actuellement autorisés sont les vaccins à ARN messager (ARNm) de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Existe-t-il des différences entre les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna ?

La seule différence entre les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna est qu’ils contiennent des additifs différents. 

Par contre, les similitudes entre les deux vaccins sont nombreuses : 

  • tous deux sont des vaccins à ARN messager 
  • ils sont autorisés pour les personnes à partir de 12 ans 
  • ils ont une efficacité élevée, de 95 et 94 % respectivement 
  • les deux produits sont bien tolérés 
  • deux injections sont nécessaires 
  • la seconde dose est administrée environ quatre semaines après la première 
  • la seconde injection doit être effectuée avec le même vaccin 
  • les deux produits contiennent du polyéthylène glycol (PEG). Une vaccination contre le COVID-19 n’est pas recommandée si vous avez une forte allergie attestée à cette substance. 
Les vaccins contre le COVID-19 peuvent-ils être combinés ?

Il n’est actuellement pas recommandé de combiner les différents vaccins à ARN messager (ARNm), car il n’existe pas encore de données à ce sujet. Si une personne a reçu différents vaccins à ARNm à l’étranger ou par erreur, il n’est pas recommandé de compléter la vaccination avec une troisième dose. 

Pour les personnes qui ont reçu à l’étranger une dose du vaccin d’AstraZeneca, il est recommandé de compléter le schéma vaccinal avec une dose d’un vaccin à ARNm (Pfizer/BioNTech ou Moderna), en respectant un délai d’au moins 28 jours entre la 1re et la 2e dose. 

S’agissant des personnes partiellement ou complètement vaccinées avec d’autres produits non autorisés en Suisse, il n’existe actuellement aucune donnée sur la sécurité et l’efficacité après injection d’une ou de deux doses supplémentaires d’un vaccin à ARNm. Il faut donc décider au cas par cas. 

Ces vaccins sont-ils efficaces ?

On sait qu’ils préviennent efficacement les symptômes et les formes graves du COVID-19 : les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna présentent notamment une efficacité de l’ordre de 95%. Selon une large étude britannique, deux doses de vaccin à ARN messager sont également efficaces à 88% contre le variant Delta, qui prédomine désormais en Suisse et est plus transmissible que ses prédécesseurs. Plusieurs autres études sont en cours pour évaluer le taux de protection contre une infection au variant Delta.

En savoir plus sur l’efficacité des vaccins

Quelle est la protection du vaccin face aux mutations du virus ?

Le nouveau variant du SARS-CoV-2, responsable du Covid19, présente des mutations au niveau de la protéine S qui est inclue dans les principaux vaccins. A l’heure actuelle, rien ne fait penser que les vaccins – qui stimulent l’immunité anticorps et cellulaire – seraient moins efficaces contre ce variant que contre les milliers de variants qui existent déjà. Si cela devait être le cas à l’avenir, il faudrait faire comme pour la grippe: adapter le vaccin périodiquement aux nouvelles souches. C’est heureusement très facile avec les vaccins à ARN messager.

Existe-t-il des contre-indications à la vaccination contre le coronavirus ?

Un antécédent de réaction allergique grave à un vaccin ou à un médicament ou une grossesse peuvent être une contre-indication à la vaccination. Cependant, les femmes enceintes ayant d’autres facteurs de risques de COVID-19 grave (hypertension, diabète mal contrôlé, obésité, maladie ou traitement immunosuppresseur, etc.) doivent consulter leur médecin pour décider d’une éventuelle vaccination. Si vous souffrez d’une maladie aiguë (fièvre, etc.), il est conseillé́ de repousser la vaccination. Si vous avez eu une infection COVID-19 récemment, vous pouvez attendre trois mois pour vous faire vacciner (immunité acquise par l’infection), même si la vaccination est possible dès la fin des symptômes aigus. Une sérologie n’est pas utile avant la vaccination.

Les maladies chroniques ou la prise de médicaments ne constituent pas des contre-indications à la vaccination. En cas d’affections du système immunitaire ou de traitement immunosuppresseur, la protection offerte par ce vaccin pourrait être diminuée.

Combien de temps l’immunité dure-t-elle ?

On ne sait pas encore si la protection dure plusieurs mois ou plusieurs années. Il n’est donc pas exclu qu’un rappel vaccinal soit nécessaire après 1, 2, 3, 5 ou 10 ans. On appréciera mieux la durée de l’efficacité du vaccin lors de la phase IV.

Quels sont les risques liés à la vaccination ?

Le seul risque grave connu à court terme est celui d’une réaction allergique chez les personnes qui ont déjà fait dans le passé des réactions allergiques graves à un vaccin ou un médicament. Ces réactions sont faciles à traiter.

Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de risque de modification de notre génome. L’ARN ne pénètre pas dans le noyau des cellules, où se trouve l’ADN. Il reste dans la partie externe des cellules et est dégradé en 48 heures environ. Il n’y a donc aucun risque de toxicité génétique, c’est-à-dire de modification de notre génome.

En savoir plus sur la sécurité des vaccins

Faut-il se faire vacciner si on a déjà eu le COVID-19 ?

Ce n’est pas nécessaire pendant les trois mois qui suivent l’infection, parce que l’immunité induite par la maladie protège d’une réinfection, mais cette immunité diminue ensuite et des réinfections sont possibles. Il est donc proposé d’attendre trois mois après un COVID-19 connu, afin de laisser les vaccins à ceux qui ne sont pas encore du tout immunisés.

Quels sont les effets secondaires des vaccins ?

Sur le court terme, les effets constatés sont ceux des vaccins traditionnels : l’injection peut se traduire par une réaction locale comme des rougeurs, une douleur au point d'injection ou par une réaction systémique comme de la fièvre, de la fatigue ou des maux de tête. Ces symptômes sont dus à la réponse de notre système immunitaire qui, pour apprendre à contrôler le virus et l’éliminer, doit d’abord produire des facteurs inflammatoires. Ils disparaissent en 1-3 jours, répondent bien au paracétamol et ne nécessitent pas de prise en charge médicale. Concernant les maladies auto-immunes, il n’y a eu aucun signal pendant les études, mais ces maladies sont rares et peuvent apparaître jusqu’à trois mois après la vaccination.

La sécurité des vaccins continue à être étroitement surveillée pour s'assurer que d’éventuels effets indésirables rares et tardifs soient identifiés lors de la phase IV, après la commercialisation des vaccins.

Qu'est-ce que le « bras COVID » ?

Il s'agit de rougeurs et de gonflements, parfois importants, qui apparaissent sur le bras dans lequel le vaccin a été administré. Ces réactions au point d'injection surviennent le plus souvent une semaine environ après la vaccination. Elles ont été plus fréquemment constatées suite à l'administration du vaccin Moderna. Selon les connaissances actuelles, environ 8 personnes vaccinées sur 1000 développent de telles réactions après la première dose. Pour 2 personnes vaccinées sur 1000, ces symptômes apparaissent après la deuxième injection. 

Si la réaction intervient après la première dose de vaccin, il ne faut pas pour autant renoncer à la deuxième injection. Cela ne signifie pas non plus que vous aurez la même réaction après la deuxième dose. Il est important que vous receviez les deux doses afin que vous bénéficiiez de la meilleure protection possible contre le coronavirus. Il faudra prévoir d'injecter la seconde dose plutôt dans l'autre bras. 

Selon les connaissances actuelles, il s'agit de réactions passagères liées au développement du système immunitaire de l'organisme. Désagréables mais inoffensives, elles disparaissent après quelques jours, sans traitement, et sont sans conséquences à plus long terme. Vous pouvez appliquer du froid pour en atténuer les effets. 

Comment se faire vacciner ?

La campagne de vaccination est organisée par le canton de Genève, selon les directives de l’OFSP.

L’inscription pour la vaccination se fait en ligne sur le site du canton.

Que contient un vaccin à ARN messager ?

Un vaccin à ARN messager contient une petite portion de code génétique nécessaire à fabriquer une ou plusieurs sortes de protéines du virus. Dans le cas du vaccin contre le coronavirus, l’ARN messager contient seulement l’information nécessaire à fabriquer les protéines en forme de clou qui entourent le coronavirus (spicules). Le vaccin ne peut donc pas provoquer le COVID-19.

Les ARN messagers sont enfermés dans de minuscules bulles de graisse pour être injectés dans le corps. Le vaccin ne contient pas d’adjuvant (aluminium ou autre).

Vaccin ARN messager
Plus d’informations sur le fonctionnement d’un vaccin à ARN messager

De quelle manière agit un vaccin à ARN messager ?

Une fois injectées dans le corps humain, les bulles de graisse sont «avalées» par les cellules avoisinantes. Pendant environ deux jours, ces cellules fabriquent alors des protéines-spicules que le système immunitaire repère. En réaction, celui-ci produit des anticorps contre les protéines-spicules et des globules blancs spéciaux capables de reconnaître rapidement le coronavirus en cas d’infection.

Est-il important de vacciner les enfants ?

La vaccination est recommandée aux enfants à partir de 12 ans par l’Office fédéral de la santé. Elle est encouragée chez les adolescents ayant des facteurs de risque qui pourraient entraîner une maladie Covid-19 sévère.

Puis-je me faire vacciner si je suis enceinte ?

Sur la base des données de recherche récentes, la vaccination contre le COVID-19 avec un vaccin à ARNm est recommandée à toutes les femmes enceintes présentant une maladie chronique ou qui sont exposées à un plus grand risque d’infection, comme par exemple le personnel de santé. De même, toutes les femmes enceintes qui le souhaitent peuvent aussi se faire vacciner car l’infection par le SARS-Cov2 est plus sévère chez les femmes enceintes par rapport aux femmes non enceintes et aussi associée à des complications comme l’accouchement prématuré ou par césarienne. 

La vaccination est possible dès le 4è mois de grossesse. Pour se faire vacciner, la femme enceinte doit avoir un entretien complet d’information avec son obstétricien, assorti d’une évaluation minutieuse des risques et des avantages (y compris un certificat médical), et donner son consentement écrit. La prescription du vaccin faite par l’obstétricien traitant doit être présentée au centre de vaccination.

La vaccination protège la femme enceinte du risque de se faire infecter et d’avoir une évolution sévère du Covid-19. De plus, les anticorps produits par la maman durant la grossesse passent le placenta et peuvent octroyer à la naissance une certaine protection au nourrisson.

Est-ce sans risque de se faire vacciner pendant un traitement de chimiothérapie ?

Des données manquent sur cette question, car les patients en chimiothérapie n’ont pas été inclus dans les études. Par contre, nous savons que la chimiothérapie (ou l’immunosuppression) fait courir un risque de COVID-19 grave et que le vaccin peut ne pas être efficace à cause des traitements. C’est pourquoi, il faut choisir avec son médecin le meilleur moment de la vaccination par rapport aux traitements, que ce soit une chimiothérapie ou un traitement immunosuppresseur.

Les vaccins peuvent-ils provoquer des dérèglements hormonaux ?

Certaines femmes ont décrit des règles plus abondantes ou plus courtes. Selon Swissmedic, l’autorité sanitaire suisse, qui a étudié ces cas, il s’agit un phénomène bénin et transitoire, qui peut apparaître en cas d’infection. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir.

Une troisième dose de vaccin est-elle nécessaire ?

A l’heure actuelle, une troisième dose de vaccin n’est pas nécessaire pour la plupart des gens. Les personnes immunosupprimées pourraient éventuellement recevoir une troisième dose en fonction de leur réponse à la deuxième dose. Cette éventualité sera discutée avec le médecin traitant au cas par cas.

Dois-je me faire tester si je suis complètement vacciné et ai des symptômes du COVID-19 ?

Même si vous êtes complètement vacciné, nous vous recommandons de passer un test PCR ou un test rapide antigénique si vous présenter les symptômes  du coronavirus. Cela est nécessaire, car une vaccination ne garantit pas une protection absolue et une infection est possible. Cependant, la vaccination contre le COVID-19 protège très bien contre les formes graves de la maladie.

Doit-on faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non. Les études ont aussi inclus des volontaires qui étaient au début d’une infection (sans le savoir), et il n’y a eu aucun problème (COVID-19 bénin). Il ne faut donc ni PCR ni sérologie, ni avant ni après le vaccin.

Qui prend en charge les coûts de la vaccination ?

La vaccination contre le COVID-19 est gratuite pour la population. La Confédération, les cantons et l’Assurance obligatoire des soins assumeront les coûts du vaccin, de son administration et du matériel nécessaire. La vaccination n’est soumise ni à la franchise ni à la quote-part.

Quand la vaccination a-t-elle débuté à Genève ?

Les premières vaccinations ont eu lieu le 28 décembre 2020 après l’autorisation par Swissmedic d’un premier vaccin développé par le groupe pharmaceutique Pfizer/BioNTech. Dès janvier 2021, elles se sont intensifiées avec l’arrivée de davantage de doses de vaccin et l’autorisation par l’Institut suisse des produits thérapeutiques d’un deuxième vaccin, celui de Moderna.

Dernière mise à jour : 15/09/2021