Description de la mission
Le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus fréquent dans le monde, avec plus de 300 000 décès chaque année, dont plus de 90 % surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
En Afrique subsaharienne, son incidence continue d’augmenter, en faisant la 2ème cause de mortalité par cancer chez les femmes.
Ces inégalités s’expliquent par une couverture encore insuffisante des mesures de prévention, à la différence des pays à revenu élevé où la vaccination contre le HPV et les programmes de dépistage organisés ont largement contribué à réduire l’incidence du cancer.
Au Cameroun par exemple, seulement 4 % des femmes en âge de procréer avaient été dépistées au moins une fois dans leur vie en 2018.
En réponse, l’OMS a lancé en 2020 une stratégie mondiale pour éliminer le cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique, fixant pour horizon 2030 les objectifs dits « 90-70-90 » :
- une couverture vaccinale de 90 %,
- un dépistage de 70 % des femmes,
- et un traitement de 90 % des lésions précancéreuses.
Dans ce contexte, la collaboration entre les HUG et le Cameroun a permis de mener plusieurs projets scientifiques visant à atteindre ces objectifs, dans le cadre du « programme 3T ».
Ces projets reposent sur la stratégie 3T : Test, Triage et Traitement, notamment à travers les études actuelles :
- GENOVA
- Télécytologie
- SMART-Cervix
- ETUDE 50+
Les patientes sont testées pour le papillomavirus humain (HPV), à l’origine de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus, puis triées selon différentes stratégies (génotypage HPV, inspection visuelle (VIA) ou cytologie) avant d’être traitées par thermoablation le jour même, afin de réduire les pertes de suivi dans un contexte où le suivi des patientes reste souvent difficile. L’ensemble des études sont menées au Cameroun en partenariat avec l’équipe de Genève.
