La maladie Covid-19

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Quel est le rôle du variant Delta lors de la 5e vague de Covid-19 ?

En Suisse, comme dans le reste de l’Europe, la 5e vague est depuis fin novembre 2021 liée au variant Delta. L’augmentation journalière du nombre des cas dans la communauté (en particulier chez les 10-19 ans) et celle des hospitalisations chez les tranches d’âge plus élevées résultent d’une intense circulation de ce variant, beaucoup plus transmissible que les précédents. 

Comment limiter la 5e vague de Covid-19 ?

Le respect des gestes barrières et la vaccination, en particulier la dose de rappel chez les personnes déjà vaccinées et la primo-vaccination, ont une place cruciale pour limiter les contaminations.

Quel est l’impact du nouveau variant Omicron ?

Le variant Omicron a été détecté dans plusieurs pays, principalement chez des voyageurs au retour d’Afrique australe. Les autorités genevoises ont confirmé, le 1er décembre, la présence d'un premier cas du nouveau variant dans le canton, et on peut s’attendre à en détecter d’autres. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a durci les conditions d’entrée en Suisse pour les voyageurs en provenance des pays où circule ce variant. 

Les données épidémiologiques ne permettent pas au 9 décembre 2021 de conclure à la sévérité d’Omicron. Quant aux premières études de laboratoire, elles montrent une diminution des capacités de neutralisation d’Omicron chez les personnes vaccinées ou préalablement infectées, ce qui correspond à une probable diminution de la protection d’une immunité acquise au préalable contre une infection au coronavirus. C’est pourquoi, une dose de rappel de vaccin est nécessaire pour restimuler la production d’anticorps et être protégé au mieux contre le développement d’une maladie sévère.

Quand est apparu le nouveau variant Omicron ?

Le nouveau variant du SARS-CoV-2 a été mis en évidence pour la première fois début novembre en Afrique du Sud. Sa présence est associée à une augmentation rapide du nombre de cas de Covid-19 dans la province où il a été détecté. Le 26 novembre, l’Organisation mondiale de la santé l’a déclaré variant « préoccupant » en raison du nombre important des mutations qu’il contient et de la rapide augmentation du nombre de cas détectés, et l’a baptisé Omicron. 

Que sait-on du nouveau variant Omicron ?

Ce variant contient de nombreuses mutations qui peuvent notamment avoir un impact sur la protéine Spike, point d’ancrage du virus sur les cellules et cible des anticorps générés par les vaccins. Certaines mutations pourraient accroître la transmissibilité du virus, et donc sa contagiosité. D’autres mutations pourraient augmenter la résistance du virus aux anticorps, qu’il s’agisse de ceux produits lors d’une infection précédente (par un autre variant) ou de ceux produits en réponse aux vaccins. Il est aussi possible que certains traitements fonctionnent moins bien. Les connaissances sur ce nouveau variant évoluent rapidement. Sa découverte étant très récente, il reste des incertitudes sur la façon dont il va pouvoir se transmettre, en particulier face au variant Delta.

Comment le variant Omicron est-il détecté et suivi à Genève ?

Ce variant est bien détecté par les tests PCR. A Genève, le Centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE), conjointement avec le Centre des maladies virales émergentes des HUG et le Service du médecin cantonal ont mis en place un système permettant de repérer rapidement les échantillons des personnes testées positives revenant des zones à risque, afin de surveiller au mieux ce variant. Par ailleurs, un système est en place pour rechercher une mutation (une délétion) présente sur le variant Omicron, sur des prélèvements positifs des échantillons testés au laboratoire de virologie des HUG, afin de servir de système « sentinelle » pour le canton de Genève. Les prélèvements positifs dont le génome viral contient la mutation suspecte du variant Omicron sont ensuite confirmés ou infirmés par une analyse supplémentaire (séquençage). 
Cette surveillance s’inscrit dans le cadre du programme nationale de surveillance génomique du SARS-CoV-2 piloté par le Centre des maladies virales émergentes des HUG.

Peut-on contracter ce virus au contact d’une personne qui ne présente aucun symptôme ?

Le COVD-19 se propage principalement par les gouttelettes respiratoires expulsées par les personnes qui toussent ou qui ont d’autres symptômes, comme la fièvre ou la fatigue. Beaucoup de personnes atteintes ne présentent que des symptômes discrets. C’est particulièrement vrai aux premiers stades de la maladie. Il est donc possible de contracter la COVID-19 au contact d’une personne qui n’a, par exemple, qu’une toux légère mais qui ne se sent pas malade.

Selon certaines informations, les personnes asymptomatiques pourraient transmettre le virus. On ne sait pas encore à quelle fréquence cela se produit. L’OMS examine les travaux de recherche en cours sur ce point et elle continuera à communiquer des résultats actualisés.

La maladie COVID-19 peut-elle être traitée avec des antibiotiques ?

Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries. Il n’est donc pas possible de traiter le nouveau coronavirus avec des antibiotiques.

Combien de temps se passe-t-il entre l'infection et l'apparition de la maladie ? A partir de quand une personne est-elle contagieuse ?

La période d’incubation est le temps qui s’écoule entre l’infection et l’apparition des symptômes de la maladie. On estime actuellement que la période d’incubation de la COIVD-19 dure de 1 à 14 jours et le plus souvent autour de 5 jours. Ces estimations seront actualisées à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

En général, lorsqu’une personne est atteinte d’une infection virale des voies respiratoires, elle est le plus contagieuse au moment où ses symptômes sont les plus forts. En ce qui concerne le nouveau coronarivus, il est possible qu'elle soit contagieuse jusqu'à 2 jours avant l’apparition des symptômes.

Comment le Covid-19 se transmet-il ?

Le nouveau coronavirus se transmet essentiellement en cas de contacts étroits et prolongés, c’est-à-dire si l’on se tient à moins de 2 mètres de distance d’une personne malade.

Transmission par gouttelettes : si une personne malade tousse ou éternue, les virus peuvent atteindre directement les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux.

Transmission via les mains : les gouttelettes contagieuses expulsées lors de toux ou d’éternuements se retrouvent sur les mains. Les virus peuvent aussi se trouver sur une surface que l’on touche. Ils atteignent la bouche, le nez ou les yeux quand on les touche.

La transmission par aérosols peut se produire dans des contextes spécifiques, en particulier dans des espaces intérieurs, bondés et insuffisamment ventilés où une ou plusieurs personnes infectées passent de longs moments avec d’autres personnes, comme les restaurants, les salles de chorale, les cours de fitness, les boîtes de nuit, les bureaux ou les lieux de culte. Des études sont en cours pour mieux comprendre les conditions dans lesquelles la transmission par aérosols se produit en dehors des établissements de santé où des actes médicaux spécifiques (actes générant des aérosols) sont effectués.

Nouveau coronavirus : SARS-CoV2, COVID-19 : de quoi parle-t-on ?

Le nouveau coronavirus a été découvert fin 2019 suite à un nombre inhabituel de pneumonies dans la ville de Wuhan, au centre de la Chine. Il a été nommé SARS-CoV-2, et appartient à la même famille d’agents pathogènes que ceux responsables du Middle-East Respiratory Syndrome (MERS) et du « Syndrome respiratoire aigu sévère » (SRAS).

Le 11 février 2020, l’OMS a donné un nom à la maladie causée par ce nouveau coronavirus : COVID-19, abréviation de coronavirus disease 2019 ou, en français, « maladie à coronavirus 2019 ».

Les informations actuellement disponibles permettent de conclure que le virus a été transmis à l’être humain par des animaux et qu’il se propage maintenant d’humain à humain. Un marché de poissons et d’animaux situé dans la ville de Wuhan est suspecté d’être le foyer de l’épidémie; il a depuis été fermé par les autorités chinoises.

Comment ce nouveau coronavirus peut-il être inactivé ?

Il est recommandé de laver au savon et à l’eau les vêtements et les parties du corps ayant été contaminés par le coronavirus (p. ex. via des sécrétions). Les objets et les surfaces peuvent être désinfectés avec de l’eau de javel à 0,1 %.

Combien de temps le virus peut-il survivre sur les surfaces ?

Le plus important à savoir est que les surfaces peuvent être facilement nettoyées avec un désinfectant ménager courant qui tuera le coronavirus. Des études ont montré que le virus de la COVID-19 peut survivre pendant 72 heures sur le plastique et l’acier inoxydable, moins de 4 heures sur le cuivre et moins de 24 heures sur le carton.

Comme toujours, il faut se laver les mains avec une solution hydroalcoolique ou à l’eau et au savon et éviter de se toucher les yeux, la bouche ou le nez.

Les animaux domestiques peuvent-ils propager le nouveau coronavirus en Suisse ?

Il n'existe pour l'instant que très peu d'indices permettant d'affirmer que des animaux vivant en Suisse représentent un risque d'infection pour l'être humain ou transmettent le virus. Cela s'applique aussi bien aux animaux de compagnie (chiens, chats, hamsters, etc.) qu'aux insectes (moustiques, tiques, mouches, punaises, poux, etc).

Les mesures d’hygiène habituelles (p. ex., se laver soigneusement les mains après avoir touché un animal) s’appliquent.

Est-qu'un paquet ou une marchandise importée peut transmettre le nouveau coronavirus ?

La probabilité qu’une personne infectée contamine des marchandises est faible, tout comme le risque de contracter le virus responsable de la COVID-19 par contact avec un colis qui a été déplacé, qui a voyagé et qui a été exposé à différentes conditions et températures.

Dernière mise à jour : 12/04/2022