La gastroscopie avec dilatation oesophagienne ou stomacale

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Adresse

Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4
1205 Genève
Suisse

Professeur
Laurent Spahr
Chef de centre

Pourquoi effectuer une gastroscopie avec dilatation ?

La gastroscopie permet d’examiner l’oesophage, l’estomac ainsi que le duodénum afin de reconnaître et en partie de traiter des maladies touchant ces organes (p.ex. inflammations, ulcères, varices, polypes ou tumeurs). Il est également possible de contrôler le développement de maladies connues. Votre oesophage ou estomac comporte un rétrécissement, raison pour laquelle il vous est difficile, voire impossible d’avaler de la nourriture solide ou liquide. La dilatation (élargissement mécanique) assure une amélioration de la déglutition après l’examen.

Comment dois-je me préparer à la gastroscopie avec dilatation ?

Avant l’examen, vous êtes prié de ne plus consommer de nourriture solide à partir de minuit, car la partie supérieure du tube digestif ne doit pas contenir de restes d’aliments pour la gastroscopie avec dilatation. Vous pouvez boire des liquides ne contenant pas de lipides (pas de lait) jusqu’à 2 heures avant l’admission. Ne prenez pas vos médicaments habituels, sauf si votre médecin vous y autorise explicitement.

Aptitude à la conduite / à travailler ?

Vous recevrez des somnifères et/ou des médicaments antidouleurs pour cet examen. Après la prise de ces médicaments, votre aptitude à la conduite est diminuée. Ne venez pas avec votre propre véhicule et assurez vous d’être accompagné le jour de l’examen. Durant les 12 heures suivant la prise des médicaments vous n’aurez pas la capacité à contracter. Cela signifie que vous ne pourrez pas signer de contrats pendant ce temps.

Comment se déroule une gastroscopie avec dilatation ?

Une perfusion vous sera posée dans le bras pour l’éventuelle administration de somnifères et de calmants. L’examen se fait à l’aide d’un « tuyau » fin et souple, muni d’une source lumineuse et d’une caméra. Ainsi, le médecin peut examiner les muqueuses desdits organes et rechercher des changements maladifs. Outre l’analyse approfondie des muqueuses, il est possible de faire des biopsies ou différentes interventions, comme par exemple une hémostase ou un enlèvement de tissus. Après avoir réalisé un examen radiologique on peut parvenir à identifier et à localiser précisément la zone rétrécie. Ensuite, le médecin décide de la réalisation ou non d’une dilatation mécanique. Dans l’affirmative il débute par l’introduction d’un ballonnet ou d’un dilatateur conique qui sera placé à l’endroit rétrécit pour y être déplié. Dans les deux cas, l’objectif est de lever l’obstruction oesophagienne. Dans certains cas, la nécessité d’interventions supplémentaires (par exemple la pose d’une prothèse extensible métallique) peut être uniquement déterminée pendant l’examen. Les éventuelles interventions seront discutées en détail avant l’examen. Le médecin décidera pendant l’examen lesquelles de ces interventions devront être effectuées. Pendant l’examen le médecin est assisté par un/e infirmier/ère ayant suivi une formation spécialisée.

Quels sont les risques afférents à une gastroscopie avec dilatation ?

Les complications d’une endoscopie avec dilatation ont très rares (0,2‰). Mais malgré tout le soin apporté à cette intervention, dans quelques cas rares des complications peuvent survenir. Dans des cas exceptionnels, celles-ci peuvent représenter un danger mortel. Il s’agit notamment de réactions allergiques, des lésions dentaires (dents abimées avant l’examen), infections, saignements, lésions de la peau (perforations) au niveau de l’oesophage, et lésions du pharynx. Dans quelques cas isolés l’administration de sédatifs peut provoquer des troubles de la respiration et des troubles cardio-vasculaires. Des enrouements, troubles de déglutition, et des ballonnements temporaires (en raison de l’air restant dans l’estomac et le grêle) ont été décrits à la suite de l’examen.

Malgré tout le soin apporté au traitement de la zone rétrécie (dilatation), des complications peuvent survenir dans quelques cas rares. Il s’agit notamment de quelques cas isolés avec des lésions importantes (perforation) de la paroi oesophagienne ou intestinale ainsi que de saignements très importants. Très rarement, des douleurs ou un sentiment de pression dans la cage thoracique ont été observés après la dilatation, mais ces troubles disparaissent après quelques jours.

Comment dois-je me comporter après l’examen ?

Après l’anesthésie locale vous ne devez ni manger ni boire pendant au moins une heure. Si vous ressentez des maux de ventre ou d’autres troubles (p.ex. vertiges, nausées, vomissements) ou si vous trouvez du sang dans vos selles (habituellement sous forme de selles noires, liquides), contactez immédiatement votre médecin ou rendez vous aux urgences.

Les premiers jours suivant une dilatation vous devez reprendre votre alimentation prudemment. Le déroulement exact doit être déterminé individuellement, le médecin en discutera avec vous en détail après l’examen. Le premier jour vous ne devez consommer que de la nourriture liquide, claire (p.ex. thé, bouillon sans accompagnement). Si vous arrivez à avaler les liquides facilement, sans vous étouffer, vous pouvez compléter votre alimentation avec de la nourriture en purée le lendemain. Si tout se passe bien, vous pourrez suivre les instructions nutritionnelles de votre médecin à partir du troisième jour.

Si vous avez d’autres questions concernant l’examen programmé, veuillez vous adresser à votre médecin traitant. S’il ne peut pas répondre à vos questions, consultez le médecin spécialiste (gastroentérologue), qui est chargé d’effectuer votre examen.

 

Télécharger la notice informative, le questionnaire
sur les tendances hémorragiques, médicaments, incompatibilités ou allergies et le Formulaire de consentement

 

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Dernière mise à jour : 28/07/2020