Transplantation de l'intestin

A ce jour, les transplantations d'intestin grêle ne sont pratiquées que rarement à l'échelle mondiale. En Suisse, seulement quatre opérations de ce type ont été réalisées, toutes à Genève, jusqu'à fin 2007 : en 1998, 1999, 2002 et 2005 (source : Swisstransplant). La greffe d'intestin grêle s'effectue de manière isolée, de manière conjointe avec celle d'une foie ou encore dans le cadre d'une transplantation d'organes multiples. Dans le cas d'une transplantation isolée, il est également possible de greffer une parte d'intestin provenant d'un donneur vivant. Ce fut la méthode utilisée en 1998. C'est sur des enfants et de jeunes adultes que l'on pratique le plus fréquemment la transplantation d'intestin grêle. Il s'agit précisément du groupe de personnes avec lequel on obtient les meilleurs résultats.

Le besoin en transplantations d'intestin grêle est mince. En 2005, seule une personne a été portée sur la liste d'attente correspondante. Au cours de l'année précédente, deux personnes y avaient été enregistrées et l'une d'elles a reçu en 2005 un greffon provenant de l'étranger.

Ces dernières années, les taux de survie après une greffe de l'intestin grêle se sont améliorés, grâce notamment à l'avancée des techniques chirurgicales et de médicaments efficaces sélectionnées pour inhiber la réaction de rejet. Selon les statistiques américaines communiquées en 2003, le taux de survie avoisinait 80% une année après la greffe. Trois ans après l'opération le taux était de 61% au moins et s'abaissait ensuite à 52% cinq ans après la transplantation (source: US-Transplant). Toutefois, les taux d'échec effectifs sont plus élevés : une année après la greffe, environ 74% des intestins grêles transplantés fonctionnent encore ; cette proportion n'atteint plus que 52% après trois ans et chute à 43% après cinq ans.

Dernière mise à jour : 06/04/2017