Une vaste étude multicentrique, avec un suivi prospectif sur 12 mois, menée entre 2022 et 2024 en Suisse romande, dresse un constat alarmant : les conséquences d’une agression sexuelle perdurent pour la majorité des personnes bien au-delà de la phase aiguë, avec des troubles psychiques, somatiques et sexuels encore présents un an après les faits. L’étude et son résumé sont disponibles en ligne.
Cette enquête a été coordonnée par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), l’Hôpital du Valais et cinq hôpitaux publics vaudois. Elle constitue la seconde phase d’un projet lancé après une étude rétrospective menée entre 2018 et 2021, financée par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) et les HUG. En articulant les constats immédiats (phase rétrospective) avec l’évolution à moyen et long terme (phase prospective), l’étude offre une vision sans précédent des conséquences des agressions sexuelles en Suisse romande.