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Les attitudes à l’égard des vaccins, y compris celui contre la COVID-19, ont été associées à des facteurs tels que la perception du risque infectieux, le fait d'avoir une maladie chronique, la littératie en santé ou le niveau d’éducation. Cependant, malgré la prévalence des biais cognitifs et émotionnels dans les troubles de la santé mentale influençant les décisions et les expériences, le lien entre l’état de santé mentale et les attitudes ou expériences liées à la vaccination reste peu étudié.
À travers une enquête transversale menée en 2022 auprès de 589 participants, notre objectif principal était d’évaluer les dimensions cognitives (attitude et prise de décision), émotionnelles (ressentis vis-à-vis de la vaccination) et sociales (conflits liés à la vaccination) de la vaccination contre la COVID-19, ainsi que leur association avec l’état de santé mentale dans deux pays comparables : la France et la Suisse. Un objectif secondaire était d’explorer les différences entre pays sur ces dimensions et sur la confiance accordée aux acteurs de la vaccination, à la lumière des politiques sanitaires mises en place.
Les analyses par régressions logistiques multiples ont montré que les troubles de santé mentale étaient associés à un plus grand inconfort durant la vaccination, à davantage de tensions avec les proches au sujet de la vaccination, mais aussi à une perception accrue que les professionnels de santé prenaient au sérieux les doutes exprimés. Contrairement à notre hypothèse initiale, l’état de santé mentale n’était pas lié à l’acceptation ou au refus du vaccin. En Suisse, où les mesures de santé publique étaient moins restrictives et la responsabilité individuelle davantage mise en avant, les participants ressentaient un plus grand sentiment de liberté et d’information, mais aussi plus de tensions sociales liées aux opinions sur la vaccination. Les répondants suisses déclaraient également un sentiment de protection plus fort et moins d’inquiétude quant aux effets secondaires, malgré un niveau de confiance comparable à celui des Français. En France, où les mesures étaient plus coercitives, les personnes exprimaient davantage de colère et de regret vis-à-vis de la vaccination, mais connaissaient moins de tensions avec leurs proches.
Ces résultats suggèrent que si l’état de santé mentale n’affecte pas directement les attitudes vaccinales, il influence l’expérience émotionnelle et relationnelle de la vaccination. Le contexte culturel et les politiques sanitaires jouent également un rôle important : des approches moins contraignantes peuvent renforcer le sentiment d’autonomie, mais aussi accroître les tensions sociales.
À travers une enquête transversale menée en 2022 auprès de 589 participants, notre objectif principal était d’évaluer les dimensions cognitives (attitude et prise de décision), émotionnelles (ressentis vis-à-vis de la vaccination) et sociales (conflits liés à la vaccination) de la vaccination contre la COVID-19, ainsi que leur association avec l’état de santé mentale dans deux pays comparables : la France et la Suisse. Un objectif secondaire était d’explorer les différences entre pays sur ces dimensions et sur la confiance accordée aux acteurs de la vaccination, à la lumière des politiques sanitaires mises en place.
Les analyses par régressions logistiques multiples ont montré que les troubles de santé mentale étaient associés à un plus grand inconfort durant la vaccination, à davantage de tensions avec les proches au sujet de la vaccination, mais aussi à une perception accrue que les professionnels de santé prenaient au sérieux les doutes exprimés. Contrairement à notre hypothèse initiale, l’état de santé mentale n’était pas lié à l’acceptation ou au refus du vaccin. En Suisse, où les mesures de santé publique étaient moins restrictives et la responsabilité individuelle davantage mise en avant, les participants ressentaient un plus grand sentiment de liberté et d’information, mais aussi plus de tensions sociales liées aux opinions sur la vaccination. Les répondants suisses déclaraient également un sentiment de protection plus fort et moins d’inquiétude quant aux effets secondaires, malgré un niveau de confiance comparable à celui des Français. En France, où les mesures étaient plus coercitives, les personnes exprimaient davantage de colère et de regret vis-à-vis de la vaccination, mais connaissaient moins de tensions avec leurs proches.
Ces résultats suggèrent que si l’état de santé mentale n’affecte pas directement les attitudes vaccinales, il influence l’expérience émotionnelle et relationnelle de la vaccination. Le contexte culturel et les politiques sanitaires jouent également un rôle important : des approches moins contraignantes peuvent renforcer le sentiment d’autonomie, mais aussi accroître les tensions sociales.
Intervenants
Swann Pichon (Professor, PhD, Haute école de santé Genève)
Lieu
Salle de réunion de l'Institut de santé globale, G6.02
Entrée
Gratuite
Fichiers joints
Contact
contact-igh@unige.ch