En 1894, le commandant du bataillon des sapeurs-pompiers de la Ville de Genève vient examiner le bâtiment de l'Hôpital cantonal et présente un rapport concernant la sécurité incendie. Sur son conseil, on achète pour chaque étage un extincteur, ainsi que des "courses" (tuyaux ?) sur un treuil portatif afin de pouvoir les relier à la prise d'eau à haute pression placée dans la cour. À noter que la commune de Plainpalais – indépendante à l’époque – dispose d’un hangar de pompes à incendie dans la propriété de l'Hôpital, avantage indéniable pour des rapides secours en cas de sinistre.
Les extincteurs prouvent leur utilité deux ans plus tard, le 29 décembre 1896, lorsque l'échauffement de canaux d'air chaud passant dans les planchers d'une salle d'infirmiers cause un incendie. Vite maîtrisé, celui-ci rend néanmoins nécessaire la réfection complète du local. Les frais sont couverts par les compagnies d'assurance.
Entre 1899 et 1900, douze bouches à eau à haute pression sont installées dans les corridors, vestibules et combles de l'Hôpital, avec le matériel nécessaire : courses, lance etc. Le corps des sapeurs-pompiers de Plainpalais vérifie et essaye l'installation. "Nous voulons espérer que ces moyens de défense nous assureront à toujours l'immunité", dit-on dans le rapport d'activité 1900.