L’intervention

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Titre
Chirurgie maxillo-faciale
Adresse

Rue Gabrielle Perret-Gentil 4
1205 Genève
Suisse

Complément d'adresse
Bât. A1, Niveau 3
Titre
Chirurgie orale et d'implantologie, Médecine et pathologie orale
Adresse

rue Lombard 19
1205 Genève
Suisse

Professeur
Paolo Scolozzi
Médecin-chef de service

Faut-il se préparer ?

Avant chaque pose d’implant, vous recevez une dose d’antibiotiques pour limiter au maximum l’apparition d’une infection au niveau du site chirurgical. Aucune autre préparation particulière n’est préconisée, si ce n’est d’avoir mangé.

Selon l’intervention et votre condition médicale, le chirurgien dentiste poursuit ou non l’antibiothérapie après l’intervention.

Quelle anesthésie ?

La pose d’un ou de plusieurs implants est une intervention qui se déroule sous anesthésie locale au niveau de la mâchoire. L’anesthésie générale est réservée pour des cas exceptionnels.

+ INFO
Pour les personnes anxieuses souffrant de phobie dentaire, une sédation consciente est proposée à l’aide de médicaments (benzodiazépines). Le degré de sédation varie d’un léger apaisement jusqu’à une somnolence profonde. Contrairement à la narcose, le patient est conscient et la respiration spontanée ainsi que les réflexes protecteurs restent actifs.

Comment se déroule l’intervention ?

La mise en place d’un implant est un processus en trois temps qui s’étale sur plusieurs mois.

Première étape

L’implant est placé chirurgicalement. Le chirurgien dentiste ouvre la gencive et met en évidence l’os, puis prend des mesures par rapport aux dents voisines afin de déterminer la position exacte de l’implant. Il réalise ensuite le forage intra-osseux selon une séquence bien précise tout en contrôlant l’axe par rapport à un guide préétabli ou aux dents adjacentes. Au final, l’implant est vissé dans l’os. Un couvercle, appelé vis de cicatrisation, est placé à la surface durant la phase de cicatrisation et des points de suture sont réalisés pour fermer la plaie. Cette intervention est indolore, mais vous pouvez ressentir une pression.

En cas de nécessité esthétique, il est possible de réaliser immédiatement une couronne provisoire sur l’implant.

Deuxième étape

Dans un deuxième temps, l’implant s’intègre dans l’os. Le chirurgien dentiste, accompagné de l’hygiéniste, contrôle le succès pendant les deux mois qui suivent l’intervention. Si besoin, les tissus mous peuvent aussi être modelés afin d’être bien préparés à recevoir la couronne.

Troisième étape

Le dernier stade consiste en la réalisation de la couronne dentaire artificielle. Une fois l’implant intégré avec succès dans l’os, une empreinte est réalisée par le dentiste et envoyée au technicien dentaire qui réalise la couronne. Pour ce faire, ce dernier prend comme modèle la taille, la forme et la couleur de la dent opposée afin d’obtenir une parfaite harmonie avec les dents adjacentes.

+ INFO
Le principe d’ostéo-intégration de l’implant dans l’os de la mâchoire est simple: l’os va créer une connexion étroite et directe avec l’implant en titane pendant les deux premiers mois suivant la pose. Cela diffère de l’ancrage naturel d’une dent dans l’os qui se fait par un réseau de fibres constituant le ligament dentaire, absent autour des implants.

Quels sont les risques ?

Les risques concernant la pose d’un implant sont les suivants :

  • Douleurs et œdème
    Appliquez de la glace sur votre joue ou mettez des glaçons dans votre bouche. Des médicaments antidouleur sont prescrits afin de traiter ces symptômes.
     
  • Saignements
    Ils peuvent apparaître fréquemment dans les trois jours suivant l’intervention, mais sont sans gravité. Mordez sur des compresses durant 30 minutes.
     
  • Infection
    Il arrive que le site opératoire s’infecte au cours des cinq jours suivant l’intervention. Pour résoudre ce problème, le médecin dentiste prescrit des antibiotiques pendant sept à dix jours. Pour limiter au maximum le risque d’infection, le patient doit présenter une hygiène adéquate du site opératoire et ne pas fumer.
     
  • Hématome
    Suite à l’intervention, il peut apparaître sur le visage de manière transitoire. Les patients prenant des anticoagulants (médicaments fluidifiant le sang) sont plus à risque d’en développer.
     
  • Implant non intégré dans l’os
    Cette complication est rare. Elle se manifeste par une perte prématurée de l’implant pendant la phase de cicatrisation. Une nouvelle intervention peut être réitérée après une période de cicatrisation de deux mois. Elle a toutes les chances de succès.
    Le médecin dentiste vous explique quels sont les risques les plus élevés dans votre situation et comment les gérer.

Quel est le taux de réussite des implants et de quoi dépend-il ?

Le taux de réussite des implants est supérieur à 95 % sur une période de dix ans. Le succès dépend majoritairement de deux facteurs: une hygiène buccale satisfaisante et ne pas fumer. Si ces deux conditions ne sont pas respectées, le taux de complications, voire de perte d’implant, pourra être beaucoup plus élevé.

Dernière mise à jour : 06/02/2019