La prothèse totale de genou : Les complications possibles

Malgré toutes les précautions prises par votre chirurgien, certaines complications peuvent se produire.

Les infections

En dépit des précautions, des germes peuvent infecter les tissus lors de l’incision (0,5 à 2% des cas). Cela se produit lorsque la peau présente des plaies, en présence d’autres infections à proximité ou si celles-ci se diffusent à travers les vaisseaux sanguins. Dans ce cas, il est nécessaire de prendre des antibiotiques pendant plusieurs mois et de procéder à plusieurs opérations pour nettoyer le genou. Lorsque les implants doivent être retirés, ils ne peuvent être remis en place qu’après un délai de quelques semaines.

Quand contacter votre médecin?

L’infection peut se manifester plusieurs semaines, mois et même années après l’intervention. Contactez votre médecin, si vous présentez les symptômes suivants: douleurs en augmentation perte de la mobilité rougeur locale, accompagnée parfois de fièvre ou de frissons épanchement ou écoulement au niveau de la cicatrice.

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Au cours de 15 années qui suivent l’opération, environ 5% des prothèses se descellent. Il en résulte des douleurs et une instabilité du genou.

Thrombose veineuse profonde

Elle résulte de la coagulation du sang dans les veines du mollet. Les symptômes sont des douleurs et une tuméfaction de la jambe. Cette complication peut être la cause d’une embolie pulmonaire. Contactez sans délai votre équipe médico-soignante.

La raideur du genou

Une réaction importante des tissus peut causer des cicatrices et des adhérences dans l’articulation. Ceci provoque une raideur du genou et diminue sa mobilité. Dans un premier temps, le traitement consiste à suivre des séances de physiothérapie. Si nécessaire, une mobilisation sous anesthésie est envisagée pour regagner de l’amplitude. Plus rarement, une nouvelle intervention chirurgicale est entreprise pour éliminer les cicatrices.

La lésion des nerfs

Les symptômes d’une lésion des nerfs sont une perte partielle ou totale de la sensibilité et de la motricité de la jambe ou du pied (moins de 1% des cas). En général, ils sont réversibles à moyen terme. Lorsqu’ils persistent à long terme, ils sont traités, par exemple, par le recours à une orthèse de cheville pour marcher.

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Le tabac et l’alcool augmentent les risques de complication. Avant l’opération, l’arrêt du tabac et la réduction de la consommation d’alcool sont fortement recommandés. La Consultation de tabacologie vous propose une aide à la désaccoutumance.

Dernière mise à jour : 11/02/2020