Procréation médicalement assistée

Options thérapeutiques de préservation de la fertilité

Toutes ces options doivent être discutées en réunion multidisciplinaire avant d’être proposée aux patientes et à leurs parents.

Fillettes pré-pubères

Afin de préserver une fertilité future chez les fillettes pré-pubères, il n’existe actuellement que l’option expérimentale d’une congélation de tissu ovarien. Ce tissu pourrait par la suite être utilisé soit pour une autogreffe de tissu ovarien (avec l’avantage d’une possible restauration de la fonction endocrinienne mais avec le risque d’un ensemencement de cellules tumorales), soit pour une maturation folliculaire in vitro. Il faut savoir que cette dernière technique reste expérimentale et nécessite un consentement écrit (patiente et parents). Toutefois, les progrès rapides de ces dernières années nous laissent espérer que nos patientes pédiatriques d’aujourd’hui, pourront en bénéficier dans 10 à 20 ans. Le meilleur moment pour réaliser l’intervention et la congélation du tissu ovarien doit être discuté de cas en cas.

Adolescentes pubères

Deux options sont possibles chez l’adolescente pubère :

  1. La congélation d’ovocyte mature : cette méthode nécessite une stimulation ovarienne. Pour la grande majorité des pathologies oncologiques pédiatriques, le délai lié à la stimulation est incompatible avec la prise en charge médicale rapide, indispensable dans ces situations.
  2. La congélation de tissu ovarien comme pour les filles pré-pubères

Evaluation de la fonction ovarienne avant et après la chimiothérapie

Aujourd’hui, l’évaluation de la réserve ovarienne avant l’instauration de la chimiothérapie peut se faire à n’importe quel jour du cycle menstruel par dosage de l’hormone anti-mullérienne (AMH). Cette mesure doit être effectuée avant d’initier la chimiothérapie afin d’avoir une valeur de base. Le taux d’AMH reflète la réserve ovarienne. La comparaison des valeurs d’AMH avant et après chimiothérapie notamment, 6 et 12 mois après, permettra d’affiner la prédiction des chances de récupération de la fonction ovarienne.

Protection ovarienne pendant la chimiothérapie

La chimiothérapie agit surtout sur les follicules ovariens en croissance. Chez les adolescentes pubères et chez l’adulte, la suppression de la fonction ovarienne par des analogues du GnRH

(GnRH-a) a été proposée durant la chimiothérapie pour protéger l’ovaire. Même si le bénéfice de ce traitement n’est pas encore établi, il est habituel de le proposer. En effet, ce traitement permet également de supprimer les règles, limitant ainsi le risque d’hémorragies lors des épisodes de thrombopénie.

 

Dernière mise à jour : 29/01/2019